48. Je vis dans mon propre monde
Je vis dans mon propre monde
Loin de l’autre devenu immonde
Du néant je produis des rêves
Des joies qui m’élèvent
Aux cieux où demeuraient Adam et Ève
Je vis dans mon propre monde
Où mes mains malaxent la matière
Produisent des cruches et des pots en terre
Plus savamment de la silice, du verre
Et moult produits divers
En mariant l’or l’acier et le fer
Outre le savoir-faire de tirer du jus du tonnerre
Je vis dans mon propre monde
Avec mes mains je cueille des roses
Belles avec tant de couleurs signifiant tant de choses
Enfermant tant de codes et de clauses
Des sentiments, des émotions et des clins d’œil en symbiose
Je vis dans mon propre monde
Dans la bactérie qui porte la vie
Dans la fine vibration qui crée l’énergie
Qui se transforme en mélodie
Et qui berce mon âme et mes rêveries
Je vis dans mon propre monde
Là où l’intelligence ne se calcule pas
Par des machines qui trient des choix
Limitent les initiatives et orientent les voies
Et imposent un dictat qu’adopte ensuite, la loi
Je vis dans mon propre monde
Où je me crée tant de raisons
De croire à la vie à l’amour à foison
Au dosage de la lumière en fonction des saisons
Et à l’alternance du jour et de la nuit dehors comme à la maison
L’autre monde immonde je le réfute
Je le bannis, je le récuse et le pousse à la chute
Je ferai taire son chahut son tumulte
Ses tentations ses tendances et ses tentacules qui mutent
Pour créer le mal tous azimuts
L’autre monde immonde
Celui de l’homme augmenté et des robots
Je le piétine avec mes gros sabots
Je lui coupe l’élec les câbles les ondes et l’eau
Et rend sa fertilité inféconde, tard ou tôt
L’autre monde immonde je le chasse
De mon ordi, mon jardin et ma terrasse
De mon chemin mon souk et de toutes les surfaces
Et ainsi libérer mon environnement et mon espace
De son joug, son mal et ses menaces…
Mon monde face à l’immonde
C’est la raison face au délire
C’est le sourire sinon le rire
C’est savoir s’arrêter pour éviter le pire, ne pas nuire
C’est la vie qui continue
Face au mal acculé à fuir
C’est la vie qui continue
Son chemin vers son Salut, sans courir
W.S.17.02.26
