47. Coup de foudre (Historia de un amor..)
Ou : D’un cœur en lambeaux à un cœur en pétales de roses
Cela a commencé
Un jour en suivant le tracé
De l’itinéraire vers le lycée
Un regard et un autre se sont croisés
Et c’est là où tout a commencé
A son âge non encore avancé
A ses seize ans et en plein puberté
Il se demanda un laps de temps, ce qui se passait
Sa tête et ses yeux restaient figés
Ne sachant quoi faire pour se détacher
Du regard de cette créature qui le fixait
Juste au moment où il traversait
Allant du coté où elle s’y trouvait
Elle,
Perplexe, étonnée
Surprise et bouche bée
Déjà perdue dans ses pensées
Semblait tout oublier
Jusqu’au bus qu’elle attendait
Comme à l’habitué
Lui,
Les battements de son cœur ne sont plus entrelacés
Il dut s’arrêter, se tâter pour vérifier
Que sa tête était bien là, bien épaulée
Il sentait sa respiration coupée
Passa son chemin à petits pas pour avancer
Et n’osait plus se retourner
Se ressaisir, était sa priorité
Sentant son sang, circuler, moitié bouillonnant moitié glacé
Demanda à son cœur encore emballé
De se poser, de se calmer
De reprendre un rythme cadencé
Est-ce cela le coup de foudre tant raconté
Dans les romans et les bandes dessinées
Pouvait-il vraiment exister ?
En étant si imprévisible et m’épater ?
Mais la pire question était :
« Ai-je une chance de la retrouver ?
Où est-ce que juste un éclair qui vient de passer ? »
Et comme on sait
Le même ne se reproduira jamais
Déjà l’angoisse
La peur prend toute la place
Des interrogations dans sa tête s’entassent
Bien qu’il ne dit rien, son cerveau jacasse
Il attend que ça passe
Mais rien n’y fait c’est l’impasse
La crainte est tenace
« Dois-je revenir sur mes pas avant que le bus ne passe ?
Vite ! Oui ou non ? Cette question m’agace ! »
Pour se rassurer il s’interpelle
Est-ce vraiment le hasard qui m’offre un rêve pareil
Ou est-ce le début d’une histoire à merveilles
Son instinct lui dit qu’il l’a retrouvera, le destin y veille
Chaque jour qui pointe est aussi la veille
D’un lendemain encore en sommeil
Avec de bonnes surprises au réveil
« Ma vie, se résume-t-elle à juste voir
Qu’elle est là, qu’elle existe mais que déjà elle part..
Loin de mes yeux pour ne plus la revoir ?
Non !
Il faut juste croire
À l’existence de nouveaux départs
Et que les choses peuvent bien se faire, au gré du hasard
Croiser les doigts et attendre quelque part
A l’abri de la malchance, respirant le positivisme et l’espoir
Qui devra venir éclairer sa vie tel un phare
Mais des jours passèrent et toujours rien
Faisant le même chemin, le même jour et la même heure, en vain
Au point où le lycée sur sa route devenait loin
Las, son âme son corps demandaient des soins
Il croise les doigts touche du bois chaque matin
Lève les yeux au ciel et implore le destin
…Toujours en vain…
Jusqu’au jour où dans son quartier, son propre périmètre
Et juste à quelques mètres :
Une silhouette, comme si elle venait de naître
S’approchait de lui en conjuguant le verbe « être »
En présence réelle et en vrai « paraître »
À ce moment, Les yeux s’écarquillent encore
Un moment sublime où il perd le nord
Tout ce qui est autour, s’évapore
Il sentit son âme se détacher de son corps
Rien ne compte plus que cet instant.. ce moment si grand, si fort
Les regards se recroisent
Ignorent les mots et les phrases
Tolère juste discrètement qu’on se toise
C’est elle ? C’est lui ? Oui ! Le destin s’auto-croise
Et esquisse déjà les prochaines phases
La suivre jusqu’à sa demeure
Bien sûr, une filature toute en douceur
Comme un détective qui n’a ni honte ni peur
En sa qualité d’admirateur
Pressé mais ne regarde pas l’heure
Avance d’un pas cadencé au tempo du cœur
« Mais mon Dieu quelle surprise ! » Son instinct avait raison
Juste à quelques pâtés de maisons
Elle arriva à destination
C’est donc aussi proche sans plus d’éloignement
Il se dit alors : ce que le destin a fait
Était écrit et signé
Emballée dans une destinée
D’un amour d’un rêve et du sourire au coin… d’une dulcinée
…Mais la suite vous ne la connaîtrez jamais 😂
Hé hé ! Non il ne faut pas insister !!!
Texte écrit il y a un certain temps… revisité
W.S. 17.11.2025
