7. Hymne du solitaire
Il avait un problème
Il l’a réglé
Il a même écrit un poème
Qu’il a chanté
Il habitait la ville
Mais elle était polluée
Tout était tranquille
Mais quelque chose lui manquait
Il l’a alors quittée
Et alla à la montagne pour y habiter
La vie était belle quand les oiseaux chantaient
Même si les cigales faussaient les notes et l’énervaient
Il a visité les cimes et les abysses
Faisant tant de sacrifices
A la recherche du moindre indice
D’une vie réelle et non factice
Il a revisité les cimes et les abysses
scruté le ciel, sondé la terre et ses « veines »
Ses rivières ses vallées qui rappelaient l’Eden
Mais n’y a trouvé que du « rêve » doux et lisse
Son rêve le honte de plus en plus
Se croyant rêver d’un rêve dans un rêve
Qui n’est autre qu’une série de séquences et leur trêve
Alors qu’il cherchait la « vraie réalité » toute nue
Un jour il a cru se réveiller
S’assurait de ses yeux bien écarquillés
Dans un miroir bien encadré
C’était en fait le visage d’un solitaire qui soliloquait
La spirale est sans fin
A son destin manque un dessin
Une lumière une joie un heureux événement et un festin
Ou si ça se trouve… juste un câlin
W.S. 22.09.20
