Hommage à une douce lumière
Un cœur triste une pensée blanche du blanc d’œuf Se remémore un jour d’octobre nommé dix-neuf Venu cueillir une âme sereine et un corps en souffrance Et lui donner la paix éternelle en délivrance
Ce jour-là j’ai vu le monde s’effondrer A mes yeux le soleil s’éteignait La douce saveur de la vie s’estompait Et seules les portes du ciel s’ouvraient
Depuis rien n’est plus comme avant On vit on rit juste quand on a le temps Tout se bouscule dans ce monde délirant Et on n’a plus cette envie de vivre cent ans
Maman je te décris la vie en quelques mots
Le monde devient fou et s’agite Le temps va de plus en plus vite Les puissants deviennent « l’élite » Il devient normal d’être pieux et hypocrite Les hommes ne vivent plus au mérite
La raison est souvent contredite L’empathie cède sa place à la méchanceté gratuite On envie les chats et les rats qui eux, aujourd’hui cohabitent On cherche la paix dans la fuite La tombe devient pour l’opprimé le seul gîte
Mais comme la nuit et le jour s’alternent toujours Ton souvenir rend le temps qui passe, moins lourd En attendant que chacun soit appelé à son tour On positive du matin au soir et tous les jours
Ne t’inquiètes surtout pas maman Malgré les vicissitudes qu’on ne connaissait pas avant Nous allons tous bien dans le pire des mondes Le courage est là le ciel est bleu et la terre est toujours ronde.
الله يرحمك ياما
W.S.19.10.21
