49. Le jour d’après
La région s’est embrasée
Et puis le monde a suivi
Aujourd’hui tout est détruit
Selon les dernières nouvelles qu’on a sues
Il n’y a ni Mashia ni El Mehdi ni Jésus
Et tout est foutu
Les animaux viennent regarder
Et constater
« Ce qu’a accompli la folie des gens
Qui se disaient intelligents »
Ils se sont entre-tués à mort
À raison ou à tort
Au moment où ils pouvaient
Vivre tous en paix
Sur une planète qui peine à les tolérait
Et aujourd’hui, de la paix
Il ne leur reste qu’un souvenir
Lointain, désormais inatteignable
Il leur reste l’envie de se soigner
Pour continuer
Soigner la tête de ses pensées malveillantes et dégénérées
Qui causait du tort à la planète
Soigner la peau brûlée par les radiations et qui n’arrive plus à se régénérer
Soigner les gènes pour pouvoir se reproduire et se perpétuer
Mais pourront-ils le faire
Au milieu de la fumée
Que dégageait la terre meurtrie
Et sous une pluie noire ininterrompue
On leur a tend un micro pour leur demander
Le souhait le plus cher à vouloir voir exaucé
Tous répondirent :
Une mort douce pour fuir cette terre et notre état de damnés
Nous avons mal compris nos prophètes
En croyant qu’ils étaient là pour nous berner
Nous étions tellement bêtes
Que les bêtes aujourd’hui rient de nous
En étant attristés
En attendant, faites avancer votre horloge d’une heure, vous êtes déjà en retard
WS280326
