23. « Existentialité »
J’aime le coucher du soleil mais je préfère le lever
J’aime regarder les étoiles
Dans l’obscurité totale
Pour mieux les admirer
J’aime les histoires drôles qui font sourire
Mais préfère celles qui donnent des éclats de rire
J’aime cueillir des fleurs mais préfère les offrir
Pour une satisfaction personnelle : faire plaisir
J’aime vider mon verre mais je préfère le remplir
J’aime chanter la liberté
Mais préfère y vivre, la danser pour mieux la sentir
J’aime écrire des poèmes
Mais préfère les lire
À haute voix
Entre moi et moi
Ou les partager en les criant sur les toits
J’aime écrire des poèmes
Mais préfère les dire
Ainsi m’extirper des cauchemars
Et tâter la réalité pour bien les fuir
J’aime voyager sans trêve
Chose difficile, que j’accomplis en rêve
Et toucher ainsi les courbures de la terre
Je crois en l’écoulement du temps
Traduit par l’alternance des saisons
Qui nous dope en clairvoyance et en raison
Mais qui marque des sillons sur nos fronts
J’ignore celui qui est dans nos têtes
Qui nous rend bête
À vouloir garder la jeunesse qui s’entête
À se régénérer en effaçant les rides avec une n-ième recette
Pour paraître fraîche dans un miroir.. aux alouettes
Aux multiples mirages, leurres et rêves à la sauvette
Le temps n’est ni sablier ni montre ni autre gadget !
Le temps nous échappe et est abstrait
On ne fait que juste lui courir après
Quand on le rattrape
C’est déjà le passé, un souvenir classé
Contentons-nous du présent
Seul moment qui dure longtemps…
Toute une vie, même réduite à un laps de temps
Un court instant !
Je crois en la force de l’air qui devient vent
En se mettant en mouvement
Je crains ses bourrasques et ses moments violents
Face auxquelles on est impuissant
Je crois en la force de la nature
À ses lois fermes et dures
À ce qu’elle nous offre de bon et de pur
Mais qu’on pollue, qu’on salie de nos mains et pensées impures
Mon souci réside dans l’être humain..
Sans humilité mais bien hautain
Qui rappelle les pharaons des temps lointains
Défaillant et souvent inhumain
Qui fait du mal sous couvert du bien
Qu’il soit blanc brun ou rouquin
J’espère qu’un jour il daignera enfin
Regarder ses méfaits de près et de loin
Comprendre que c’est lui-même qui a tracé son destin
Et de se repentir sincèrement et sans dédain
En se rendant compte de ta petitesse dans cet univers sans confins
W.S. 15.04.23
